Un service de recouvrement, c'est bien plus qu'une simple entreprise qui court après les factures impayées. Voyez-le plutôt comme un partenaire spécialisé qui prend le relais pour récupérer votre argent, le tout de façon professionnelle et en respectant les règles du jeu. Pendant que ces experts s'occupent des comptes en retard, votre équipe peut enfin se concentrer sur ce qui compte vraiment : faire grandir votre entreprise.
Comprendre le rôle d'un partenaire en recouvrement
Plutôt que de voir l'agence de recouvrement comme un « collecteur de dettes », imaginez-la comme le prolongement de votre équipe des finances. Sa mission principale? Gérer la communication avec les clients qui tardent à payer et négocier avec eux pour récupérer les sommes qui vous reviennent.
Cette collaboration libère vos ressources les plus précieuses. Fini, les heures passées au téléphone ou à envoyer des courriels de rappel. Votre équipe peut réinvestir ce temps dans des tâches à plus forte valeur, comme trouver de nouveaux clients ou améliorer vos produits.
La différence entre la gestion interne et externe
Gérer les comptes en souffrance à l'interne peut sembler être une bonne façon d'économiser. Mais attention aux coûts cachés. Chaque minute que vos employés passent à pourchasser une facture est une minute de moins consacrée à faire rentrer de l'argent.
Externaliser le recouvrement, c'est transformer une corvée administrative en un processus rodé et efficace. Les agences professionnelles ont accès à des outils, à des formations et à une connaissance des lois que la plupart des PME n'ont tout simplement pas les moyens de développer elles-mêmes.
Confier cette tâche à des experts externes, c'est aussi s'offrir une tranquillité d'esprit. Ces agences savent exactement comment approcher les débiteurs, quelles techniques de négociation utiliser et, surtout, comment naviguer dans le labyrinthe des lois qui encadrent leur travail au Canada.
Préserver la relation client tout en récupérant vos créances
Beaucoup d'entrepreneurs hésitent, de peur qu'une agence de recouvrement ne vienne briser la bonne relation qu'ils ont avec leurs clients. C'est une crainte légitime, mais les agences sérieuses travaillent tout autrement. Elles agissent comme un médiateur neutre, avec une approche respectueuse et éthique.
Leur but n'est pas de créer un conflit, mais de trouver un terrain d'entente, par exemple en proposant un plan de paiement adapté. Cette démarche professionnelle permet non seulement de récupérer votre argent, mais aussi de laisser la porte ouverte pour de futures collaborations avec ce client.
Voici comment un bon partenaire de recouvrement protège vos relations d'affaires :
- Une approche professionnelle : Les agents sont formés pour communiquer avec clarté, empathie et fermeté, sans jamais utiliser de tactiques agressives ou illégales.
- Le respect des lois : En suivant à la lettre les lois provinciales et fédérales sur la protection du consommateur, ils vous évitent des problèmes juridiques qui pourraient nuire à votre réputation.
- Des solutions flexibles : Ils analysent la situation du débiteur pour proposer des arrangements réalistes. Ça montre que vous êtes prêt à collaborer, pas à punir.
Un aperçu des étapes du processus de recouvrement
Le parcours d'une créance impayée, c'est un peu comme un chemin balisé. Chaque étape est pensée pour régler la situation de la façon la plus efficace et respectueuse possible, en commençant toujours par le dialogue avant d'envisager des moyens plus contraignants.
Ce processus graduel est là pour s'assurer qu'on explore toutes les pistes pour récupérer les sommes dues, tout en restant bien ancré dans le cadre légal canadien. L'idée, c'est de trouver une solution, pas de compliquer les choses. Le recouvrement se découpe donc en trois grandes phases : le recouvrement à l'amiable, le recouvrement judiciaire, et finalement, l'exécution du jugement.
L'image ci-dessous illustre bien le passage de la gestion d'un dossier à l'interne vers le moment où il devient judicieux de faire appel à un partenaire externe.

On voit ici que l'externalisation n'est pas un premier réflexe, mais plutôt une décision réfléchie, prise après avoir bien analysé le dossier en profondeur.
Phase 1 : Le recouvrement à l'amiable
Tout commence ici, avec la discussion. Cette première phase est entièrement axée sur la communication et la négociation. L'agence de recouvrement joue un rôle de médiateur professionnel : elle contacte le débiteur pour comprendre ce qui bloque et pour trouver une entente qui convient à tout le monde.
L'objectif est simple : éviter de se rendre au tribunal. C'est plus long, plus stressant et plus cher pour les deux parties. Les agents sont formés pour mener ces conversations délicates avec un mélange de tact et de fermeté, en explorant des options comme un plan de paiements échelonnés ou un règlement forfaitaire.
La communication claire et constante, c'est vraiment la clé du succès à l'amiable. Il ne s'agit pas de harceler, mais bien d'établir un dialogue constructif qui mène à une solution. Cette approche permet souvent de préserver une bonne relation d'affaires, ce qui n'est jamais à négliger.
Et si le débiteur est tout simplement introuvable? Une agence peut utiliser des techniques spécialisées. Pour en savoir plus sur ces méthodes, jetez un œil à notre guide sur les services de localisation, aussi connus sous le nom de skip tracing.
Phase 2 : Le recouvrement judiciaire
Quand toutes les tentatives de règlement à l'amiable ont échoué, le dossier peut passer au niveau supérieur : l'étape judiciaire. Attention, on n'en arrive là qu'avec votre accord explicite, après avoir bien pesé le pour et le contre, c'est-à-dire les chances de succès et les coûts potentiels.
Le recouvrement judiciaire, c'est amener le cas devant les tribunaux. L'agence, souvent avec l'aide d'avocats ou de parajuristes, monte un dossier solide et dépose une poursuite pour obtenir un jugement officiel contre le débiteur. Cette étape est très encadrée et les règles du jeu varient d'une province à l'autre au Canada.
Il faut savoir que cette phase peut être plus longue. Elle comporte plusieurs étapes bien définies :
- La préparation du dossier : On rassemble toutes les preuves (factures, contrats, courriels).
- Le dépôt de la demande : La procédure est lancée officiellement auprès du tribunal.
- La signification : On informe légalement le débiteur qu'il est poursuivi.
- L'audience : Si le débiteur conteste la dette, il faut présenter le cas devant un juge.
Phase 3 : L'exécution du jugement
Obtenir un jugement en votre faveur est une victoire majeure, mais le travail n'est pas terminé. Si le débiteur ne paie toujours pas de son plein gré, il faut passer à la dernière étape : faire exécuter ce jugement.
Cette phase consiste à utiliser les outils que la loi met à notre disposition pour forcer le paiement. C'est là que l'agence de recouvrement joue un rôle clé pour transformer la décision du tribunal en argent sonnant dans votre compte.
Les options pour faire exécuter un jugement sont nombreuses et varient selon la législation provinciale. En voici quelques exemples courants :
- La saisie-arrêt de salaire : Une partie du salaire du débiteur est prélevée directement par son employeur.
- La saisie de biens : Des actifs comme une voiture ou un bien immobilier peuvent être saisis et vendus.
- La saisie de comptes bancaires : Les fonds dans les comptes du débiteur peuvent être gelés et utilisés pour rembourser la créance.
Chacune de ces actions est menée avec une rigueur absolue pour garantir une conformité totale avec les lois canadiennes, protégeant ainsi votre entreprise et sa réputation.
S'y retrouver dans le cadre légal du recouvrement au Canada
La conformité légale, ce n'est pas juste cocher une case. C'est le fondement même d'un service de recouvrement professionnel et éthique. Au Canada, le terrain de jeu est balisé par un ensemble de lois provinciales et fédérales. Leur but? Trouver un juste équilibre entre le droit du créancier de récupérer son argent et celui du débiteur d'être traité avec respect. Ignorer ces règles n’est tout simplement pas une option; c’est s’exposer à des risques juridiques et mettre sa réputation en jeu.

Un bon partenaire de recouvrement agit comme votre bouclier. Il connaît les lois sur le bout des doigts et s'assure que chaque appel, chaque lettre, chaque interaction respecte les normes les plus strictes.
Les lois provinciales : le cœur du sujet
Au Canada, le recouvrement de créances, c’est d’abord et avant tout une affaire provinciale. Chaque province et territoire a ses propres règles du jeu qui dictent ce qu’une agence peut faire ou ne pas faire. C’est précisément cette complexité qui rend le choix d'un expert si crucial.
Prenez l’Ontario, par exemple. Son Collection and Debt Settlement Services Act encadre très strictement les heures de contact et le type d'information à fournir au débiteur. Au Québec, c’est la Loi sur le recouvrement de certaines créances qui mène le bal, interdisant formellement de discuter de la dette avec l’entourage de la personne.
Ces lois ne sont pas des suggestions. Elles protègent les consommateurs contre les abus et maintiennent le processus juste et transparent.
Une agence qui n’a pas la licence requise dans la province où se trouve le débiteur opère illégalement. C’est la toute première chose à vérifier, car si elle commet une infraction, c’est votre responsabilité qui est engagée.
Essayer de naviguer seul dans ce labyrinthe juridique est un véritable casse-tête. Un partenaire fiable vous garantit de rester du bon côté de la loi, peu importe où se trouve votre client. Vous vous demandez comment on évalue la situation financière d'un débiteur dans ce cadre? Voyez comment nous analysons la solvabilité des débiteurs dans le respect des règles.
Pratiques interdites et obligations des agences
La loi est très claire sur ce qui est inacceptable. L'objectif est simple : éviter toute forme de pression ou d'intimidation. Un service de recouvrement professionnel ne s’abaissera jamais à de telles méthodes.
Voici quelques exemples de pratiques strictement interdites partout au Canada :
- Le harcèlement : Appeler à des heures déraisonnables, utiliser un langage menaçant ou contacter quelqu’un à répétition sans raison valable.
- La désinformation : Se faire passer pour un avocat ou un agent du gouvernement, ou menacer d'une poursuite qui n'est pas réellement envisagée.
- La violation de la vie privée : Révéler l’existence de la dette à des tiers comme la famille, les amis ou l’employeur (sauf dans des cas très précis prévus par la loi).
- Réclamer plus que le montant dû : Ajouter des frais ou des intérêts qui ne sont pas prévus dans le contrat original ou permis par la loi.
En contrepartie, les agences ont des devoirs. Elles doivent s'identifier clairement à chaque contact, donner des informations précises sur la dette et informer le débiteur de ses droits. Respecter ces règles n'est pas qu'une question de conformité; c’est ce qui fait la différence entre un partenaire éthique et un acteur douteux.
Le rôle central de la protection de la vie privée
La protection des renseignements personnels est un autre pilier du cadre légal. Au niveau fédéral, la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE), ainsi que ses équivalents provinciaux, imposent des règles strictes sur la façon dont les informations sont collectées, utilisées et partagées.
Une agence de recouvrement jongle avec des données très sensibles. Elle doit donc avoir des mesures de sécurité à toute épreuve pour protéger ces informations. Choisir un partenaire qui prend cette responsabilité au sérieux est essentiel pour préserver non seulement la confiance de vos clients, mais aussi votre propre intégrité.
Quand est-ce le bon moment pour faire appel à une agence de recouvrement?
Décider d’externaliser le recouvrement de vos créances n’est pas un constat d’échec. Au contraire, c'est une décision d'affaires intelligente. C'est le signe que vous prenez la santé financière de votre entreprise au sérieux et que vous préférez laisser des experts s'occuper des dossiers complexes pendant que votre équipe se concentre sur ce qu'elle fait de mieux.
Alors, comment savoir que le moment est venu? Certains signaux ne trompent pas.
Le premier, et le plus évident, c'est le temps qui passe. Une facture impayée depuis 90 jours ou plus? Vos chances de la récupérer par vous-même commencent à chuter de façon spectaculaire. À ce stade, vous avez probablement déjà envoyé plusieurs rappels sans succès. Chaque jour qui s'ajoute rend la créance un peu plus difficile à recouvrer.
Un autre indice majeur est le silence radio. Votre client ne répond plus à vos appels? Ignore vos courriels? Il est devenu fantôme? Il est temps de passer le relais. Une agence a les outils et l'expérience pour retrouver les gens et rétablir le contact de manière professionnelle, sans compromettre votre réputation.
Les promesses en l'air et les ressources qui s'épuisent
On a tous connu ça : le client qui promet de payer « la semaine prochaine », encore et encore. Ce petit jeu est épuisant. Il n'affecte pas seulement votre flux de trésorerie, il draine aussi l'énergie de votre équipe, qui pourrait être utilisée pour servir vos bons clients ou développer l'entreprise.
Quand vous confiez un dossier à des professionnels, le message est clair : la situation est prise au sérieux. Ça change complètement la dynamique. Souvent, c'est tout ce qu'il faut pour que le débiteur comprenne qu'il est temps de trouver une solution concrète.
Le contexte économique actuel n'aide pas non plus. L'insolvabilité des entreprises est en hausse, ce qui complique la tâche des créanciers. Juste pour vous donner une idée, sur la période de 12 mois se terminant le 30 juin, le nombre total de dossiers d'insolvabilité au Canada a grimpé de 4,0 %. Au Québec, l'augmentation des insolvabilités de consommateur a même atteint 9,2 %. Pour creuser le sujet, les statistiques du gouvernement canadien sur l'insolvabilité sont une lecture éclairante.
L'externalisation : un calcul rapide à faire
Posez-vous la question : combien vous coûte réellement la gestion des comptes en souffrance à l'interne? Pensez au salaire de l'employé qui passe des heures au téléphone, aux courriels de suivi, au stress généré… Cet investissement est souvent bien plus élevé que les honoraires d'une agence.
La plupart des agences fonctionnent sur le principe du « pas de résultat, pas de frais ». Elles prennent une commission sur les montants récupérés. Si elles ne réussissent pas, ça ne vous coûte rien. Pendant ce temps, votre équipe peut enfin se concentrer sur la croissance, l'innovation et le service à la clientèle. C'est un investissement direct dans votre productivité.
Pour y voir plus clair, voici une comparaison simple entre gérer les choses vous-même et faire appel à une agence.
Comparaison de la gestion des créances interne vs externe
Ce tableau met en lumière les différences fondamentales entre garder la gestion des comptes impayés à l'interne et la confier à des spécialistes.
| Critère | Gestion Interne | Service de Recouvrement Externe |
|---|---|---|
| Coût | Coûts fixes (salaires, temps), que vous récupériez l'argent ou non. | Coûts variables (commission), basés sur le succès. Si rien n'est récupéré, il n'y a pas de frais. |
| Expertise | Connaissance souvent limitée des lois et des techniques de négociation. | Agents formés, experts des cadres légaux et des stratégies de communication efficaces. |
| Outils | Outils de base comme le téléphone et les courriels. | Accès à des bases de données spécialisées, des plateformes de suivi et des outils d'analyse. |
| Impact sur l'équipe | Une tâche démotivante et stressante qui détourne les employés de leur vrai travail. | Libère l'équipe pour qu'elle se concentre sur des tâches positives et à forte valeur ajoutée. |
| Efficacité | Le taux de succès diminue fortement après 90 jours. | Taux de récupération plus élevé grâce à une approche structurée, persistante et professionnelle. |
En fin de compte, choisir d'externaliser est une démarche proactive pour sécuriser vos revenus et rendre vos opérations plus fluides. C'est un choix pour l'efficacité et, honnêtement, pour une plus grande tranquillité d'esprit.
Choisir la meilleure agence de recouvrement pour votre entreprise
Sélectionner un partenaire pour le recouvrement, ce n’est pas juste une question de récupérer de l’argent. C'est une décision stratégique qui touche directement à votre réputation, à la sécurité de vos données et, honnêtement, à votre tranquillité d’esprit. Une bonne agence devient une extension de votre propre équipe. Un mauvais choix, par contre, peut vite tourner au cauchemar juridique et ternir votre image.

Pour bien choisir, il faut y aller avec méthode et évaluer les candidats sur des critères concrets. C’est la seule façon de vous assurer de travailler avec un partenaire fiable, efficace et qui partage vos valeurs.
La conformité légale et les licences provinciales
Commençons par le point non négociable. Au Canada, le recouvrement est une affaire sérieuse et très réglementée. La plupart des provinces exigent que les agences détiennent une licence pour avoir le droit d'opérer. Vérifier ce détail, c’est votre première protection contre les pratiques douteuses.
Faire affaire avec une agence sans les bonnes licences, c'est s'exposer à de gros risques. Imaginez un instant que votre agence utilise des tactiques illégales pour joindre un de vos clients en Alberta ou au Québec. Au final, c’est votre entreprise qui pourrait en payer le prix.
Un conseil simple : demandez toujours à voir les licences provinciales de l'agence. Un partenaire sérieux et professionnel vous les montrera sans la moindre hésitation. C'est une preuve de son engagement à faire les choses dans les règles de l'art.
Ce point est encore plus critique si vos clients sont éparpillés un peu partout au pays. L'agence doit avoir l'autorisation d'opérer dans chaque province où se trouvent vos débiteurs pour garantir que tout est fait dans le respect des lois locales.
La sécurité des données et le portail client
Aujourd’hui, la protection des informations est au cœur de tout. L’agence que vous choisirez aura accès à des données très sensibles sur votre entreprise et vos clients. Il est donc absolument essentiel qu'elle ait mis en place des mesures de sécurité solides pour éviter les fuites ou les abus.
L'autre élément clé, c'est la transparence. Un portail client en ligne n'est plus un luxe, c'est devenu la norme. Un bon portail vous permet de faire plusieurs choses simplement :
- Soumettre de nouveaux dossiers en quelques clics et de façon sécuritaire.
- Suivre en temps réel ce qui se passe pour chaque cas, des communications jusqu'aux paiements.
- Générer des rapports pour voir concrètement ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.
- Discuter directement avec les personnes qui gèrent vos dossiers.
Cet accès direct vous donne le plein contrôle et une vue d'ensemble sur tout le processus. Fini les doutes et les interminables échanges de courriels pour savoir où en sont les choses.
Comprendre les modèles de tarification
Les coûts doivent être clairs comme de l'eau de roche, sans aucune surprise. En général, les prix sont fixés en dollars canadiens ou américains. L'important est de bien comprendre comment l'agence se paie.
- À la commission (modèle au résultat) : C'est de loin le plus courant. L'agence touche un pourcentage uniquement sur les montants qu'elle réussit à récupérer. Si elle ne recouvre rien, vous ne payez rien. Les taux tournent souvent entre 20 % et 50 %, selon l’âge de la dette et sa complexité.
- Frais fixes (forfait) : Pour des actions bien précises, comme envoyer une série de lettres de mise en demeure, certaines agences offrent un tarif fixe.
Le modèle à la commission est souvent gagnant-gagnant, car les intérêts de l'agence sont directement liés aux vôtres : plus elle récupère pour vous, plus elle y gagne aussi.
D'ailleurs, l'efficacité d'un bon système de recouvrement n'est plus à prouver, même au niveau gouvernemental. Au Québec, le Bureau des infractions et amendes (BIA) a récemment affiché un taux de recouvrement impressionnant de 89,0 %, récupérant 116,0 millions de dollars. Pour voir ce qu'un système performant peut accomplir, jetez un œil aux résultats de recouvrement du BIA.
L'importance d'un partenaire localisé au Canada ou aux États-Unis
Choisir une agence basée au Canada ou aux États-Unis, c'est se donner un avantage concret. Ces partenaires ne connaissent pas seulement les lois d’ici; ils comprennent les subtilités culturelles et économiques de l'Amérique du Nord. Ils saisissent le contexte dans lequel vos clients évoluent, ce qui rend leurs négociations bien plus efficaces. En plus, ça simplifie énormément la communication et garantit que tout est conforme aux réglementations sur la protection des données.
Tirez le maximum de votre partenariat de recouvrement
Choisir la bonne agence, c’est bien. Mais ce n'est que le point de départ. Pour vraiment maximiser vos chances de récupérer votre argent, vous devez voir cette relation comme un véritable partenariat. C'est cette collaboration, ouverte et transparente, qui transformera vos comptes en souffrance en liquidités pour votre entreprise.
Le succès de cette collaboration ne commence pas lorsque l'agent passe son premier appel. Il démarre bien avant, avec la qualité des informations que vous lui donnez. Plus le dossier est complet dès le début, plus l'intervention sera rapide et efficace.
Donnez-leur les bons outils : une documentation complète
Pensez-y de cette façon : vous confiez une carte au trésor à votre partenaire. Si la carte est incomplète ou illisible, il va perdre un temps précieux à chercher au mauvais endroit. C'est exactement la même chose pour un dossier de recouvrement. Votre meilleur atout, c'est de fournir une documentation claire et complète.
Pour chaque compte, assurez-vous d'inclure les éléments suivants :
- Les factures originales : C’est la base de toute réclamation.
- Les contrats et bons de commande signés : La preuve écrite de l’accord entre vous et votre client.
- L’historique des communications : Tous les courriels, notes d’appels ou lettres de rappel que vous avez déjà envoyés.
- Les coordonnées complètes du débiteur : Plus elles sont à jour, plus vite l’agence pourra entrer en contact.
En fournissant toutes ces pièces dès le départ, vous armez votre agent pour qu'il puisse monter un argumentaire solide et anticiper les contestations. C’est un gain de temps et d’efficacité énorme pour tout le monde.
Un dossier bien préparé est un dossier à moitié résolu. Prenez le temps de rassembler toutes les informations au début. Cet investissement initial accélère tout le processus et augmente considérablement vos chances de succès.
Dans le contexte économique actuel, cette efficacité est cruciale. Pour un exercice financier récent, le déficit du Québec a atteint 8,1 milliards de dollars, tandis que le déficit combiné des administrations provinciales et territoriales s'élevait à 7,2 milliards de dollars. Pour mieux comprendre l'impact de ces ajustements fiscaux, je vous suggère de consulter l'analyse budgétaire du Québec sur le site de TD Economics.
Fixez des attentes claires et suivez les bons chiffres
Un bon partenariat repose sur une communication franche et des attentes réalistes. Il faut accepter que toutes les dettes ne sont pas recouvrables, surtout si elles datent de plusieurs années ou si le débiteur conteste activement. Votre agence doit vous donner une évaluation honnête des chances de succès pour chaque dossier.
Discutez ensemble des indicateurs de performance (KPIs) qui comptent vraiment :
- Le taux de recouvrement : Le pourcentage des sommes récupérées par rapport au total que vous avez confié.
- Le délai moyen de recouvrement : Le temps qu'il faut en moyenne pour fermer un dossier avec succès.
- Le retour sur investissement : Le montant net que vous récupérez une fois les commissions de l'agence déduites.
Le portail client que votre agence vous propose est votre meilleur ami pour suivre ces chiffres. Il centralise tout et vous donne une vue d'ensemble en temps réel. C'est l'outil parfait pour rester informé et ajuster votre stratégie au besoin. Pour les dossiers plus complexes qui mènent à un jugement, une gestion impeccable est primordiale. Apprenez comment optimiser la gestion de vos jugements pour transformer une décision de justice en argent dans votre compte.
On répond à vos questions sur le recouvrement
Penser à faire appel à une agence de recouvrement, c’est souvent une première pour beaucoup d’entrepreneurs. C’est normal d’avoir des questions, surtout quand ça touche à vos finances et à vos relations d’affaires. Mettons les choses au clair pour que vous puissiez prendre la bonne décision.
Combien ça coûte, un service de recouvrement?
La bonne nouvelle, c’est que la plupart des agences de recouvrement sérieuses au Canada fonctionnent sur le principe du « pas de résultat, pas de frais ». Concrètement, si elles ne réussissent pas à récupérer votre argent, vous ne payez rien. C’est aussi simple que ça.
Leur paie vient d'une commission, qui est un pourcentage du montant qu’elles réussissent à encaisser pour vous. Ce pourcentage n'est pas coulé dans le béton; il dépend surtout de l'âge de la facture. Plus une dette est vieille, plus c'est compliqué de la recouvrer, et donc plus le taux de commission sera élevé.
Est-ce que je risque de briser ma relation avec mon client?
C'est la crainte numéro un, et c'est tout à fait normal. Mais une bonne agence ne débarque pas en mode bulldozer. Au contraire, elle agit comme un intermédiaire neutre. Le ton n'est pas agressif; l'objectif est de renouer le dialogue et de trouver une entente, comme un plan de paiement qui tient compte de la réalité du client.
En confiant votre dossier à un pro, vous envoyez un message clair : « cette facture doit être payée ». Mais le fait que ce soit une tierce partie qui s’en occupe enlève le côté personnel et émotif de la discussion. Ça permet souvent de sauver la relation d'affaires, car vous n'êtes plus obligé d'avoir ces conversations difficiles directement avec votre client.
Le but d'une agence est de régler le problème, pas de l'envenimer. En suivant les lois à la lettre, elle protège votre réputation à chaque étape.
Ça prend combien de temps pour récupérer mon argent?
Il n'y a pas de réponse unique, car chaque dossier est différent. La durée du processus dépend de plusieurs choses :
- La coopération du client : S’il répond au téléphone et est ouvert à discuter, ça peut se régler très vite.
- La complexité du dossier : Si le client conteste la facture, il faudra plus de temps pour valider les informations et négocier.
- Le recours aux tribunaux : La phase à l’amiable est toujours la plus rapide. Si on doit passer par la voie judiciaire, les délais s’allongent forcément.
Pour vous donner une idée, un cas simple peut se conclure en quelques semaines. Un dossier plus coriace peut prendre plusieurs mois.
Et si l'agence n'arrive pas à recouvrer la dette?
Parfois, malgré tous les efforts, c'est impossible de récupérer l'argent. Le client a peut-être fait faillite, est devenu insolvable, ou a tout simplement disparu de la carte.
Si ça arrive, l'agence vous expliquera la situation et vous donnera les documents pour le prouver. Et comme le modèle est basé sur la commission, si zéro dollar n'est récupéré, vous n'aurez aucuns frais à débourser. Vous pourrez alors simplement passer cette facture en perte dans votre comptabilité.
Ne laissez plus des factures en souffrance miner la santé financière de votre entreprise. Chez Primat.ca, on vous propose un service de recouvrement professionnel, respectueux et efficace, conçu pour les entreprises d’ici. Découvrez comment on peut vous aider à récupérer votre argent rapidement.



