Régie du logement formulaires : Guide complet et téléchargements (TAL)

Naviguer dans le monde de la gestion locative au Québec, c'est un peu comme apprendre une nouvelle langue. Au cœur de cette langue se trouvent les formulaires du Tribunal administratif du logement (TAL), l'organisme qu'on appelait autrefois la Régie du logement. Loin d'être de la simple paperasse, ces documents sont les piliers qui soutiennent et encadrent la relation entre propriétaires et locataires.

Comprendre le rôle des formulaires du TAL

Mains tenant un formulaire TAL (Tribunal administratif du logement) avec une clé et un stylo sur un fond aquarelle.

Considérez les formulaires du TAL comme des outils essentiels dans votre coffre de gestionnaire. Chaque étape importante, de la signature du bail jusqu'à la résolution d'un conflit, passe par un document officiel. C'est ce qui rend les choses claires pour tout le monde.

Cette standardisation n'est pas là pour compliquer la vie. Au contraire, elle assure que les droits et les devoirs de chacun sont bien définis et respectés. Utiliser le bon formulaire au bon moment, ce n'est pas juste une formalité légale, c'est la base d'une bonne gestion préventive.

Pourquoi leur utilisation est-elle indispensable?

Bien remplir et utiliser ces documents, c'est la meilleure façon d'éviter les malentendus qui peuvent vite tourner en conflits. Prenez l'avis d'augmentation de loyer : en suivant le formulaire et les règles du TAL à la lettre, vous rendez la démarche transparente et légale. Ça réduit considérablement les risques de voir votre locataire contester l'augmentation.

Et si un problème survient, comme un loyer impayé, le formulaire de demande devient la première pierre de votre dossier. C'est la preuve que vous avez suivi la procédure officielle avant d'aller plus loin.

Depuis sa création en 1980, le TAL a mis en place toute une série de formulaires pour baliser les relations locatives au Québec. C'est fondamental pour que propriétaires et locataires connaissent leurs droits et obligations, surtout quand on sait qu'en 2011, plus de 1,3 million de ménages étaient locataires dans la province. Pour ceux qui s'intéressent à l'histoire et la mission du Tribunal, ce rapport détaillé sur le TAL est une mine d'informations.

En bref, maîtriser les formulaires du TAL, c'est transformer une tâche administrative en un véritable outil de gestion. Vous êtes non seulement en règle avec la loi, mais vous bâtissez aussi un dossier solide qui tiendra la route en cas de besoin.

Une bonne gestion locative s'appuie sur trois grands principes liés à ces formulaires :

  • Prévention des litiges : Chaque communication importante (avis, modification de bail, etc.) faite via un formulaire officiel laisse une trace claire et difficile à contester.
  • Gestion des conflits : Face à un problème comme un non-paiement de loyer, le formulaire de demande au TAL est le seul point de départ valable pour une démarche légale.
  • Protection juridique : Un dossier bien monté, avec tous les bons formulaires, est votre meilleure défense et votre plus grand atout si vous devez vous présenter au tribunal.

Identifier et télécharger les bons formulaires

On va se le dire, les papiers du Tribunal administratif du logement (TAL) peuvent vite donner le tournis. Pour éviter les maux de tête, la première étape est toujours la même : trouver le bon formulaire pour votre situation. Oubliez les recherches compliquées; la seule source fiable, c'est le site officiel du TAL. C’est là que vous trouverez les versions à jour, celles qui sont valides.

Le site du TAL a été pensé pour vous simplifier la vie. C’est votre point de départ pour toute démarche officielle, que ce soit pour envoyer un simple avis à votre locataire ou pour déposer une demande au tribunal.

Voici à quoi ressemble la page des formulaires du TAL, où tout est regroupé au même endroit.

Considérez cette page comme votre coffre à outils. Tout y est classé par catégorie, ce qui rend la recherche beaucoup plus simple, peu importe si vous cherchez un modèle de bail, un avis de modification ou une demande formelle.

Les trois grandes catégories de formulaires

Les documents du TAL se regroupent en trois grandes familles, chacune correspondant à un moment clé de la gestion locative. En comprenant cette logique, vous saurez tout de suite vers quoi vous tourner.

  1. Les baux et documents de location : C’est le fondement de votre relation avec le locataire. Le document vedette ici est évidemment le bail obligatoire. C’est le contrat qui scelle l’entente entre vous et votre locataire.

  2. Les avis de communication : Ces formulaires sont essentiels pour communiquer officiellement avec votre locataire. Pensez à une augmentation de loyer, une reprise de logement ou des travaux majeurs. Attention, l'utilisation de ces avis est strictement encadrée par la loi; les délais et la manière de les transmettre sont cruciaux.

  3. Les demandes au tribunal (litiges) : Quand le dialogue est rompu ou qu'un problème persiste, c'est ici que ça se passe. Ces demandes vous permettent de porter votre dossier devant un juge administratif. On parle ici de demandes pour loyers impayés, de résiliation de bail ou de tout autre conflit.

Un conseil d'or : téléchargez toujours vos formulaires directement sur le site du TAL. Utiliser une vieille version trouvée ailleurs pourrait rendre votre démarche invalide. Ce serait dommage de perdre votre temps et, potentiellement, vos droits, pour une simple erreur de document.

Pour vous aider à vous y retrouver d'un seul coup d'œil, voici un petit tableau de référence. Il vous aidera à identifier rapidement le formulaire dont vous avez besoin pour la plupart des situations courantes.

Référence rapide des formulaires courants du TAL

Utilisez ce tableau pour trouver rapidement le formulaire adapté à votre situation de gestion locative au Québec.

Objectif Formulaire principal requis Catégorie
Augmenter le loyer Avis d'augmentation de loyer Avis (Communication)
Reprendre le logement pour y habiter Avis de reprise de logement Avis (Communication)
Récupérer un loyer non payé Demande – Recouvrement de loyer, résiliation et expulsion Demande (Litige)
Démarrer une nouvelle location Bail obligatoire Location
Évincer un locataire pour travaux majeurs Avis d'éviction Avis (Communication)

Ce tableau est un excellent point de départ. Dans les sections suivantes, nous allons décortiquer chacun de ces formulaires plus en détail.

Le bail obligatoire et ses annexes : votre point de départ

Le bail, ce n'est pas juste un bout de papier. C'est la pierre angulaire de la relation entre un propriétaire et son locataire; le contrat qui met tout au clair. Au Québec, on ne peut pas utiliser n'importe quel contrat : le formulaire de bail du Tribunal administratif du logement (TAL) est obligatoire pour presque toutes les locations de logement. Passer outre cette règle, c'est s'exposer à de sérieux pépins juridiques.

Ce formulaire standardisé est conçu pour être juste et équilibré, protégeant les droits de chacun. Il couvre tout, des noms du propriétaire et du locataire jusqu'à la description précise du logement, sans oublier le montant du loyer et la durée du contrat. C'est la base de tout.

Pour vous y retrouver et savoir si vous avez besoin d'un bail, d'un simple avis de modification ou d'une demande au tribunal, jetez un œil à cet arbre de décision. Il simplifie les grandes catégories de formulaires du TAL.

Arbre de décision pour trouver le formulaire du Tribunal administratif du logement (TAL) approprié, basé sur la nature de la demande.

Comme vous le voyez, chaque situation – qu'il s'agisse de louer, de modifier un bail ou de régler un litige – a sa propre paperasse. Choisir le bon document dès le départ vous fera sauver bien du temps et des maux de tête.

Les sections clés du bail à ne pas manquer

Remplir le bail avec soin, c'est fondamental. Chaque information compte. Une petite erreur ou un oubli pourrait vous fragiliser si jamais un conflit éclate.

  • Section A (Parties) : Ici, on veut les noms légaux complets de tous les locataires et propriétaires. Si vous êtes un gestionnaire, vos coordonnées doivent aussi y être.
  • Section B (Logement) : Soyez précis. Indiquez l'adresse complète, bien sûr, mais aussi tout ce qui vient avec : une place de stationnement, un espace de rangement, etc.
  • Section C (Durée du bail) : Les dates de début et de fin doivent être claires et nettes. La plupart des baux au Québec sont d'une durée fixe, habituellement un an.
  • Section D (Loyer) : Notez le montant total du loyer, à quelle fréquence il doit être payé (le plus souvent, c'est chaque mois) et la date limite pour chaque paiement.

Pensez-y : un bail bien rempli, c'est votre meilleure protection. Il pose des règles claires et devient la référence si un désaccord survient. Prenez le temps de le faire méticuleusement avec votre nouveau locataire, ça en vaut la peine.

Les annexes : aussi importantes que le bail lui-même

Le formulaire de bail, c'est une chose. Mais les annexes qui l'accompagnent sont tout aussi cruciales. Elles ajoutent des détails importants et font partie intégrante du contrat.

La plus connue est sans doute le Règlement de l'immeuble. Ce document établit les règles du jeu pour la vie en communauté : le bruit, l'accès aux espaces communs, la gestion des poubelles, etc. En le joignant au bail, vous vous assurez que le locataire l'a lu et accepte de s'y conformer.

Une autre annexe essentielle est l'Avis au nouveau locataire. Ce formulaire est obligatoire et sert à informer le locataire du loyer le plus bas qui a été payé pour ce logement dans les 12 mois précédents. C'est une question de transparence exigée par la loi pour éviter les hausses de loyer abusives entre deux locataires.

Modifier un bail en cours de route

Modifier un bail, et surtout ajuster le loyer, est l'une des situations les plus réglementées au Québec. Oubliez l'idée de simplement annoncer une augmentation à votre locataire. La loi vous impose de suivre une procédure bien précise en utilisant le formulaire officiel du Tribunal administratif du logement (TAL) : l'Avis d'augmentation de loyer et de modification d'une autre condition du bail.

Ce document est votre seul moyen légal pour proposer un nouveau loyer. Il doit absolument être transmis au locataire dans les délais prévus par la loi, qui changent selon la durée du bail. Pour un bail classique de 12 mois, par exemple, vous devez envoyer l'avis entre trois et six mois avant la fin du bail.

Une fois l'avis en main, le locataire dispose d'un mois pour y répondre. Il a trois options : il peut accepter, refuser ou ne pas répondre du tout (ce qui, légalement, équivaut à une acceptation). Si le locataire refuse, ce n'est pas la fin du monde, mais c'est le début d'une nouvelle étape.

Comment calculer une augmentation de loyer qui tient la route ?

L'erreur la plus commune, et de loin, est de proposer une augmentation sortie de nulle part, sans aucune justification. Le TAL ne vous laissera pas faire ça. Pour vous aider, il offre un outil de calcul officiel qui vous permet d'établir une augmentation juste et défendable.

Cet outil prend en compte plusieurs facteurs bien précis :

  • La hausse des taxes municipales et scolaires.
  • Le coût des primes d'assurance pour l'immeuble.
  • Les frais d'énergie (si vous les incluez dans le loyer).
  • Les dépenses d'entretien et les travaux majeurs que vous avez réalisés.

En vous basant sur ce calcul, vous obtiendrez un pourcentage d'augmentation que vous pourrez justifier sans problème si votre locataire décide de contester et que l'affaire se rend au Tribunal.

N'oubliez pas que la Régie du logement a été créée à l'origine pour contrôler les hausses de loyer. Pour vous donner une idée, entre 2015 et une année récente, le TAL a accordé en moyenne 3,8 % d’ajustement de loyer dans les dossiers entendus en audience. Pendant ce temps, la SCHL a noté une hausse moyenne des loyers de 8,7 % au Québec pour une année récente. Bien maîtriser ces formulaires est donc plus qu'une formalité, c'est un véritable outil de gestion. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le détail des décisions du Tribunal sur rclalq.qc.ca.

Que faire quand le locataire répond ?

Savoir comment réagir à la réponse du locataire est une étape clé. C'est là que la rigueur et la connaissance des règles font toute la différence.

  • Il accepte : Si le locataire dit oui (ou s'il ne répond pas dans le mois suivant la réception de l'avis), le bail est automatiquement renouvelé avec les nouvelles conditions. Vous n'avez rien d'autre à faire.

  • Il refuse : Si le locataire refuse l'augmentation, le chrono se met en marche pour vous. Vous avez un mois, à compter de la réception de son refus, pour déposer une demande de fixation de loyer au TAL. Si vous laissez passer ce délai, le bail sera reconduit, mais à l'ancien loyer.

C'est précisément à ce moment que tout votre travail de préparation prend son sens. Si vous avez rigoureusement utilisé l'outil de calcul du TAL, votre dossier de fixation de loyer reposera sur des faits et des chiffres solides. Vos chances d'obtenir une décision en votre faveur seront alors bien meilleures.

Tout ce processus montre bien que l'avis de modification n'est pas une simple lettre. C'est un document juridique qui enclenche des délais et des obligations pour tout le monde. Le maîtriser, c'est s'assurer de gérer ses revenus locatifs de manière stratégique et, surtout, en toute légalité.

Gérer un loyer impayé avec les bons documents

Documents juridiques pour recouvrement de loyer, résiliation, expulsion et retard de paiement, avec smartphone et relevés financiers.

Un locataire qui ne paie pas son loyer, c'est bien plus qu'un simple mal de tête. C'est une menace directe à la rentabilité de votre investissement. Dans une situation aussi tendue, agir trop vite et sans préparation est la pire des choses à faire. Le secret, c'est de suivre une démarche méthodique, bien documentée, en s’appuyant sur les formulaires officiels du Tribunal administratif du logement (TAL).

L'outil principal dans ce processus est la « Demande – Recouvrement de loyer, résiliation et expulsion ». Ce formulaire est le point de départ officiel pour récupérer votre argent et, si la situation l'exige, reprendre le contrôle de votre bien.

La demande de recouvrement, étape par étape

Remplir ce document avec soin n’est pas une option, c’est une obligation. La moindre erreur, le plus petit oubli, peut ralentir toute la procédure, voire la faire rejeter. Procédez avec méthode. Assurez-vous que chaque information correspond exactement à ce qui est inscrit dans le bail.

La section où vous exposez les faits est le cœur de votre demande. C’est là que vous devez lister clairement les mois de loyer impayés et le montant total que le locataire vous doit. Allez droit au but, soyez factuel et concis.

Votre parole ne suffit pas. Pour que votre demande soit prise au sérieux, vous devez la soutenir avec des preuves solides. Un dossier bien monté est un dossier qui a des chances de gagner.

  • Le bail signé : C'est le contrat, la preuve de base qui établit l'obligation de payer le loyer.
  • Les communications écrites : Conservez une copie de tous les courriels, textos ou lettres que vous avez échangés avec le locataire au sujet des paiements en retard.
  • Les relevés de compte : Un historique bancaire montrant les trous laissés par les paiements manquants est une preuve difficile à contester.

L'objectif n'est pas juste d'affirmer que le loyer est impayé, mais de le prouver sans l'ombre d'un doute. Chaque pièce justificative ajoutée à votre dossier renforce votre crédibilité et simplifie le travail du juge administratif.

Respecter les délais et les procédures

Le timing est absolument crucial. La loi est claire : si un locataire a un retard de paiement de plus de trois semaines, vous pouvez déposer une demande au TAL. Cette demande ne vise pas seulement à récupérer l'argent, mais aussi à obtenir la résiliation du bail et l'expulsion du locataire.

Une fois que vous avez déposé votre demande, il faut la faire « signifier » à votre locataire, c'est-à-dire la lui remettre officiellement, généralement par un huissier de justice. Cette étape est obligatoire pour que la procédure soit valide. C'est ce qui informe le locataire de votre démarche et de la date de l'audience.

Obtenir un jugement en votre faveur est une grande victoire, mais ce n'est pas toujours la fin de l'histoire. Si le locataire refuse toujours de payer, vous devez faire exécuter la décision. C'est souvent à ce moment qu'il est judicieux de faire appel à un service de recouvrement spécialisé. Une agence peut prendre le relais pour faire appliquer le jugement, gérer les saisies et même retrouver un locataire parti sans laisser d'adresse. Pour mieux comprendre cette étape, informez-vous sur les services de recherche et de localisation de débiteurs. Faire appel à des experts après le jugement, c'est transformer une décision de justice en argent dans votre compte.

La reprise de logement et l’éviction

Reprendre un logement pour soi-même ou un proche, ou encore évincer un locataire pour faire des travaux majeurs, ce sont des démarches très sérieuses. Elles sont encadrées par des règles strictes, et le succès de votre projet repose presque entièrement sur une utilisation parfaite des bons formulaires du Tribunal administratif du logement (TAL). Les deux documents à maîtriser ici sont l’Avis de reprise de logement et l’Avis d'éviction.

On ne se lance pas dans ces procédures à la légère. La loi est très claire sur les motifs valables. Pour une reprise, vous devez avoir l'intention d'y loger vous-même, vos parents ou vos enfants. Pour une éviction, il faut prouver un projet concret de subdivision, d’agrandissement majeur ou de changement d’affectation du logement.

Les délais : une règle d’or incontournable

Le respect des délais pour envoyer votre avis n'est pas une simple formalité; c'est la condition sine qua non de la validité de votre démarche. Un seul jour de retard, et le TAL peut rejeter votre demande sans même examiner le fond.

  • Bail de plus de 6 mois : L’avis doit être envoyé au moins 6 mois avant la fin du bail.
  • Bail de 6 mois ou moins : Prévoyez au moins 1 mois d'avis avant la fin du bail.
  • Bail à durée indéterminée : Le préavis est de 6 mois avant la date prévue pour la reprise ou l'éviction.

Votre avis doit être rédigé de façon impeccable. Il faut y indiquer clairement le motif, le nom de la personne qui habitera le logement (dans le cas d'une reprise), et bien sûr, la date exacte à laquelle le locataire doit quitter les lieux.

Les formulaires du TAL sont au centre d'un volume de dossiers impressionnant. Pour l'année 2020‑2021 seulement, le Tribunal a reçu 51 748 demandes. Dans ce contexte, et avec un objectif de traitement de ces cas en seulement 1,5 mois en moyenne, les propriétaires n'ont aucune marge d'erreur. Vous pouvez d’ailleurs consulter le rapport annuel du TAL pour mieux comprendre ces enjeux.

Comment éviter les erreurs qui coûtent cher

La moindre imprécision dans votre avis peut devenir une faille que le locataire exploitera pour contester. L'erreur la plus classique? Un avis incomplet ou envoyé hors délai. Une autre erreur, plus grave, est de ne pas agir de bonne foi, par exemple en prétextant une reprise pour simplement vous débarrasser d'un locataire et relouer plus cher.

Une fois l'avis envoyé, le locataire a un mois pour répondre. S'il s'oppose ou ne répond tout simplement pas, vous devez rapidement ouvrir un dossier au TAL pour faire autoriser votre projet. Un dossier solide, bâti sur un avis parfaitement conforme, est votre meilleur allié.

Gérer un dossier de reprise ou d'éviction peut vite devenir un casse-tête, surtout si le locataire conteste. Obtenir un jugement en votre faveur est une chose, mais le faire exécuter en est une autre. Pour savoir quoi faire une fois la décision rendue, informez-vous sur la gestion des jugements, une ressource essentielle si les choses se compliquent.

Comment remplir et déposer une demande au TAL

Se lancer dans une démarche au Tribunal administratif du logement (TAL) peut paraître complexe, mais avec un peu d'organisation, c'est tout à fait gérable. Tout part du formulaire de « Demande », le document officiel qui lance la machine et explique au tribunal ce que vous voulez régler.

La première chose à faire, c'est de remplir ce formulaire avec la plus grande attention. Chaque case compte. Assurez-vous que toutes les informations, comme les noms et adresses, correspondent parfaitement à ce qui est écrit dans le bail. Une simple petite erreur de frappe peut malheureusement ralentir tout le processus.

Expliquer clairement ce que vous demandez

Le secret d'un bon dossier, c'est d'être clair et d'aller droit au but. Vous devez résumer votre problème en quelques mots simples. Au lieu de vous perdre dans de longues explications, soyez direct. Par exemple : « Je demande le paiement des loyers de mars et avril 2024, pour un total de 1 800 $, ainsi que la résiliation du bail. »

Quand vient le temps de décrire les faits, racontez l'histoire dans l'ordre où elle s'est passée. Contentez-vous des faits, sans y mêler vos émotions. Un dossier factuel et chronologique est beaucoup plus simple à suivre pour le juge administratif et montre que vous êtes bien préparé.

Pensez à votre demande comme aux fondations de votre dossier. Si elles sont solides, bien bâties sur des informations exactes et des preuves bien organisées, vous mettez toutes les chances de votre côté.

Préparer vos preuves et pièces justificatives

Une demande sans preuves, c'est un peu comme une chaise à une seule patte : ça ne tient pas la route devant le tribunal. Monter un dossier de preuve solide est donc une étape absolument cruciale.

Voici une liste des documents essentiels à joindre à votre demande :

  • Le bail signé : C'est la base de tout, la preuve du contrat entre vous et le locataire.
  • Toutes vos communications : Gardez des copies des avis, des courriels et même des textos importants que vous avez échangés.
  • Les preuves d'argent : Des relevés de compte ou tout autre document qui montre clairement les sommes dues.
  • Des photos ou des vidéos : Si le problème concerne des dommages au logement, des images valent mille mots. Assurez-vous qu'elles soient claires.

Comment déposer votre dossier et en informer le locataire

Une fois que votre formulaire est prêt et que vos preuves sont rassemblées, il faut officiellement déposer votre demande au TAL. Plusieurs options s'offrent à vous :

  1. En ligne : C'est la façon la plus simple et rapide, en passant par la plateforme « Mon dossier TAL ».
  2. En personne : Vous pouvez aussi vous présenter directement dans un bureau du Tribunal.
  3. Par la poste : Si vous choisissez cette option, privilégiez un service qui vous donne une confirmation de livraison.

Une fois la demande déposée, il reste une dernière étape indispensable : la notification au locataire. Vous devez lui faire parvenir une copie de votre demande et de toutes vos pièces. Le moyen le plus sûr et reconnu par la loi est de passer par un huissier de justice. Cette étape est obligatoire pour que votre démarche soit valide, car elle prouve que le locataire est officiellement au courant de la procédure.

Quand faire appel à une agence de recouvrement ?

Obtenir un jugement favorable du Tribunal administratif du logement (TAL) est une belle victoire, mais ça ne garantit pas que vous verrez la couleur de votre argent. En fait, c'est souvent là que le vrai travail commence : transformer cette décision de justice en fonds déposés dans votre compte.

Si, malgré le jugement en votre faveur, votre ancien locataire ne vous paie toujours pas, il est temps de passer le relais à un partenaire spécialisé. Le meilleur moment pour mandater une agence de recouvrement ? Dès que le délai de paiement volontaire accordé par le tribunal est passé et que le jugement peut être exécuté.

L'expertise d'une agence pour exécuter un jugement

Une agence de recouvrement prend en charge le dossier là où le rôle du TAL s'arrête. Elle possède des outils et une expertise que la plupart des propriétaires et gestionnaires n'ont tout simplement pas le temps ou les moyens de développer.

Concrètement, voici ce qu'un service spécialisé peut faire pour vous :

  • Localiser le débiteur : Votre ex-locataire a déménagé sans laisser d'adresse ? L'agence a accès à des bases de données et des techniques d'enquête pour le retrouver.
  • Vérifier son emploi : Savoir où travaille le débiteur est crucial. C'est la porte d'entrée pour une saisie sur son salaire.
  • Gérer les procédures de saisie : L'agence se charge d'entamer les démarches légales pour saisir une partie du salaire, des comptes en banque ou d'autres biens de votre ancien locataire.

Le plus grand avantage de faire affaire avec des professionnels est de pouvoir déléguer un processus qui peut être long, complexe et franchement frustrant. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur la gestion de vos autres logements, l'esprit tranquille, en sachant qu'une équipe d'experts travaille pour récupérer votre argent.

Bref, mandater une agence après un jugement n'est pas un signe d'échec. C'est une décision d'affaires stratégique pour vous assurer que vos démarches légales aboutissent à un résultat concret. Pour voir comment des experts peuvent prendre votre dossier en main, explorez les services de recouvrement après jugement qui transforment les décisions du TAL en argent réel.

Foire aux questions sur les formulaires du TAL

Se retrouver dans les procédures du Tribunal administratif du logement (TAL) peut soulever pas mal de questions. Pour vous aider à y voir plus clair et à bien utiliser les formulaires du TAL, voici quelques réponses directes à des interrogations fréquentes.

Que faire si je me trompe en remplissant un formulaire?

Ça arrive! Si vous vous rendez compte de l'erreur avant d'envoyer un avis, comme un avis d'augmentation de loyer, le plus simple est de le jeter et d'en recommencer un neuf. Prenez le temps de bien vérifier que la nouvelle version est impeccable avant de la transmettre.

Si votre demande est déjà entre les mains du TAL, pas de panique. Vous pouvez déposer une modification, qu'on appelle officiellement un amendement ou une « Demande de modification ». Vous devrez absolument en informer votre locataire et déposer ce document au dossier du tribunal avant la date de l'audience.

Puis-je envoyer un avis du TAL par courriel?

La loi est assez stricte sur la façon de transmettre les avis et les demandes. Même si le courriel est pratique, les méthodes qui ne laissent aucune place au doute sont toujours les meilleures : la remise en personne (en faisant signer un accusé de réception) ou le bon vieux courrier recommandé.

Pour les documents importants qui lancent une procédure judiciaire, comme une demande pour résilier le bail, on vous recommande fortement de passer par un huissier de justice. C'est la seule façon d'avoir une preuve de notification en béton, ce qui vous évitera de voir votre dossier rejeté pour un simple détail technique.

Quel est le coût pour déposer une demande au TAL?

Ouvrir un dossier au TAL a un coût. Les frais dépendent du type de demande que vous faites. Par exemple, une demande pour des loyers non payés a un tarif fixe, que vous devez payer au moment où vous déposez le tout.

Les montants sont souvent indiqués sur le formulaire lui-même ou sur le site web du TAL. Sachez qu'ils sont ajustés chaque année. La bonne nouvelle, c'est que vous pouvez demander au tribunal que le locataire vous rembourse ces frais si vous gagnez votre cause.


Obtenir un jugement favorable, c'est une chose. Récupérer l'argent qui vous est dû en est une autre, et c'est souvent là que le vrai défi commence. Primat se spécialise justement dans l'exécution des jugements du TAL pour que vos démarches se transforment en argent dans votre compte. Découvrez comment nous pouvons vous aider à récupérer ce qui vous est dû sur Primat.ca.