Le guide complet de la demande de location pour protéger vos revenus

Avant même la signature d'un bail, tout commence par un document essentiel : la demande de location. Loin d'être une simple formalité administrative, c'est votre outil le plus précieux pour jeter les bases d'une relation locative saine et sans surprise.

Pour les propriétaires, gestionnaires immobiliers et entreprises au Canada, ce formulaire est votre première protection. Il vous permet d'évaluer le sérieux d'un candidat, mais attention, il faut le faire en respectant scrupuleusement les lois sur la protection de la vie privée. Une demande bien montée vous donne les informations clés pour prendre une décision éclairée, ni plus, ni moins.

Pourquoi une demande de location bien structurée est votre meilleure alliée

Pensez à votre demande de location comme à une première ligne de défense. Elle vous protège contre les loyers impayés et bien des maux de tête juridiques. Son but n'est pas seulement de collecter un nom et une adresse; il s'agit de brosser un portrait juste de la fiabilité et de la stabilité d'un futur locataire.

En prenant le temps de bien la concevoir, vous frappez plusieurs cibles d'un coup :

  • Évaluer le risque financier : Vous obtenez un aperçu clair des revenus et de la situation d'emploi du candidat. Est-il en mesure de payer son loyer chaque mois, sans difficulté ?
  • Vérifier le passé locatif : Les coordonnées des anciens propriétaires sont une mine d'or. Un simple appel peut vous confirmer si le candidat a été un locataire respectueux.
  • Rester dans la légalité : Chaque question posée doit être conforme aux lois canadiennes, notamment la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) et les lois provinciales équivalentes.
  • Obtenir un consentement clair : C'est le point le plus important. Vous devez inclure une clause qui autorise noir sur blanc la vérification du crédit et des références. Sans cette signature, impossible d'aller plus loin.

Le consentement : une étape non négociable

Au Canada, le consentement est la clé de voûte de toute demande de location. Sans l'accord écrit et explicite du candidat, vous n'avez tout simplement pas le droit de faire une enquête de crédit ou de contacter ses références.

Une clause de consentement bien rédigée n'est pas qu'une formalité, c'est votre bouclier juridique. Elle doit préciser exactement quelles informations seront vérifiées, pourquoi et par qui. D'expérience, un candidat qui hésite ou refuse de signer cette section est un signal d'alarme qu'il ne faut jamais ignorer.

Une demande de location bien conçue doit recueillir les informations essentielles tout en évitant les questions qui pourraient être jugées discriminatoires ou non pertinentes. Voici un tableau pour vous guider.

Champs essentiels d'une demande de location conforme au Canada

Un aperçu des informations à inclure, celles à éviter et les options possibles pour une demande de location respectant les lois sur la vie privée au Canada.

Catégorie d'information Exemples de champs à inclure Champs à éviter (risques légaux) Note importante
Identité et contact Nom complet légal, date de naissance (pour l'enquête de crédit), numéro de téléphone, courriel. Numéro d'assurance sociale (NAS), questions sur l'état matrimonial, le genre, l'origine ethnique, la religion. Le NAS ne peut être exigé. Vous pouvez le demander pour l'enquête de crédit, mais le candidat a le droit de refuser.
Historique résidentiel Adresses des 3 à 5 dernières années, coordonnées des propriétaires précédents, motif du déménagement. Questions sur la propriété de biens immobiliers (non pertinent pour évaluer un locataire). Vérifier l'historique permet de repérer l'instabilité ou des évictions passées.
Emploi et revenus Employeur actuel, poste, nom du superviseur, revenus mensuels bruts, preuve de revenus (talon de paie, lettre d'emploi). Demander le nom de la banque du candidat ou ses numéros de compte. Le revenu doit être suffisant pour couvrir le loyer, mais un ratio fixe (ex.: 30 %) n'est qu'un guide, pas une règle absolue.
Références Références personnelles (non familiales), références professionnelles. Demander des références de nature religieuse ou politique. Les références professionnelles sont souvent plus objectives que les références personnelles.
Consentement Clause explicite autorisant la vérification du crédit, des références et des antécédents locatifs. Une clause vague ou cachée dans les petits caractères. Le consentement doit être signé et daté. C'est ce qui rend vos vérifications légales.

En résumé, concentrez-vous sur les informations qui vous aident concrètement à évaluer la capacité du candidat à payer le loyer et à prendre soin de votre bien. Tout le reste est superflu et potentiellement risqué.

Adapter la demande à votre réalité

Les principes de base s'appliquent partout, mais les détails comptent. La demande pour un espace commercial sera bien sûr différente de celle pour un appartement résidentiel.

Pour un bail commercial, vous voudrez sans doute des informations sur la santé financière de l'entreprise, ses projections de revenus et peut-être même des références commerciales. Pour un logement, l'accent est mis sur le revenu personnel, la stabilité d'emploi et l'historique en tant que locataire.

Peu importe le contexte, un formulaire bien pensé démontre votre professionnalisme. Plus important encore, c'est le premier pas pour bâtir une relation locative transparente et réduire drastiquement le risque de devoir un jour faire appel à des services de recouvrement.

Analyser les candidatures pour choisir le bon locataire

Recevoir les formulaires de demande de location complétés n'est que le début. Le vrai travail commence maintenant : plonger dans chaque dossier pour dénicher le locataire fiable qui respectera ses engagements et, bien sûr, votre propriété. Cette étape demande de la rigueur et une bonne méthode.

Il ne s’agit pas juste de lire les informations. Il faut vérifier, contre-vérifier et parfois même lire entre les lignes pour s'assurer que le portrait brossé par le candidat est fidèle à la réalité.

Le processus peut se résumer en trois grandes étapes : le formulaire, le consentement, puis la vérification.

Infographie illustrant le processus en 3 étapes pour une demande de location : formulaire, consentement et vérification.

Ce trio simple, mais efficace, vous assure de traiter chaque candidature de façon juste, légale et surtout, de prendre une décision éclairée.

Décoder l’enquête de crédit (dans les règles de l’art)

Une fois que vous avez le consentement signé du candidat, vous pouvez lancer une enquête de crédit. C’est un outil puissant, à condition de savoir comment l’interpréter correctement et légalement. Au Canada, des bureaux comme Equifax ou TransUnion peuvent vous fournir un rapport détaillé sur l'historique financier d'une personne.

Voici ce que vous devriez regarder de près :

  • Le pointage de crédit : Un score élevé (typiquement au-dessus de 660) est un bon signe, mais ce n'est qu'une partie de l'histoire.
  • Les retards de paiement : Des retards fréquents ou récents sur des prêts, des cartes de crédit ou d’autres factures? C'est un drapeau rouge important.
  • Le niveau d'endettement : Si le ratio dette/revenu est trop élevé, le candidat pourrait être surchargé financièrement. Le risque de non-paiement du loyer augmente.
  • Les recouvrements ou faillites : Des comptes envoyés en recouvrement ou une faillite passée, ça mérite une discussion pour comprendre le contexte.

Un mauvais crédit n'est pas forcément un « non » définitif. Un candidat peut avoir traversé une passe difficile (perte d'emploi, maladie) et être tout à fait stable aujourd'hui. L'important, c'est de comprendre l'histoire derrière les chiffres.

Valider les références et les revenus

Prochaine étape : appeler les références. C'est votre chance d'avoir un avis extérieur et plus objectif. Préparez des questions ouvertes, celles qui appellent des réponses plus détaillées qu'un simple « oui » ou « non ».

Questions pour les anciens propriétaires :

  • Le loyer était-il toujours payé à temps?
  • Comment le logement a-t-il été entretenu?
  • Y a-t-il déjà eu des plaintes du voisinage?
  • Le locataire est-il parti en bons termes?

Pour l'employeur :

Ici, on s'en tient à l'essentiel. Confirmez le poste, la date d'embauche et, si possible, le salaire qui a été indiqué sur la demande. On évite les questions sur la performance, qui sont généralement confidentielles.

Valider les revenus est tout aussi critique. Ne vous fiez jamais uniquement à ce qui est écrit sur le formulaire. Demandez des preuves concrètes, comme des talons de paie récents ou une lettre d'emploi officielle. C'est votre meilleure protection contre les documents falsifiés, un problème malheureusement de plus en plus courant.

Le contexte économique actuel rend les choses un peu plus complexes. La pression sur les prix des loyers semble s'atténuer, mais la gestion des comptes à recevoir, elle, se complique. On observe plus de mobilité chez les locataires et une augmentation des défauts de paiement. Pour des données fiables sur le marché locatif canadien, les informations de Statistique Canada sont une excellente ressource.

S'assurer de la solvabilité d'un locataire est primordial. Une enquête de crédit bien menée est l'un de vos meilleurs atouts. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre guide complet sur la vérification de la solvabilité.

Protéger les renseignements personnels : plus qu'une formalité, une obligation

Quand un candidat vous remet une demande de location, il vous confie bien plus qu'un simple bout de papier. Il vous donne accès à des informations personnelles très sensibles. En tant que propriétaire ou gestionnaire, vous devenez responsable de ces données, et la loi est très claire à ce sujet.

Au Canada, des lois comme la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) encadrent la collecte et l'utilisation de ces informations. Le principe de base est simple : vous ne pouvez demander que ce qui est strictement nécessaire pour évaluer la candidature. Chaque question posée doit servir un but précis.

Un dossier de documents sur le consentement et la conservation des données personnelles, avec un bouclier et un badge de protection.

Pensez-y : avez-vous vraiment besoin de connaître le numéro d'assurance sociale du candidat à ce stade? Probablement pas. Par contre, son historique d'emploi et ses revenus sont directement liés à sa capacité de payer le loyer. Bien gérer ces données n'est pas juste une bonne pratique, c'est une obligation légale qui vous protège autant qu'elle protège le candidat.

Le consentement, c'est la clé

Le point de départ de toute collecte de données est le consentement. Et pas n'importe lequel : il doit être éclairé et explicite. Le candidat doit savoir exactement à quoi il dit « oui ». Une petite case à cocher sans explication ne suffit pas.

Votre formulaire de demande de location doit être transparent. Expliquez clairement :

  • Quelles informations vous allez vérifier (rapport de crédit, références, etc.).
  • Pourquoi vous en avez besoin (évaluer la solvabilité, vérifier l'identité).
  • Qui aura accès à ces données (vous, votre gestionnaire, un service de vérification).
  • Combien de temps vous allez les garder.

Par exemple, au lieu d'une formule générale, soyez précis. Une clause bien rédigée pourrait ressembler à ceci : « En signant, j'autorise [Votre Nom/Entreprise] à effectuer une vérification de crédit auprès d'Equifax ou de TransUnion et à contacter mes anciens propriétaires et mon employeur actuel. Ces vérifications visent uniquement à évaluer ma demande pour le logement situé au [Adresse]. » C'est clair, direct et ne laisse aucune place au doute.

Sécuriser les dossiers et savoir quand les détruire

Une fois que vous avez ces informations en main, votre travail ne fait que commencer. Vous devez les protéger contre les vols ou les accès non autorisés. Que les dossiers soient sur papier ou en format numérique, la sécurité est primordiale.

Pour les documents papier :

  • Rangez-les dans un classeur ou une armoire qui se barre à clé.
  • Assurez-vous que seules les personnes autorisées y ont accès.

Pour les fichiers numériques :

  • Protégez-les avec des mots de passe robustes et, si possible, le chiffrement.
  • Utilisez des serveurs sécurisés ou des services de stockage infonuagique reconnus, idéalement basés au Canada.

La question de la durée de conservation est cruciale. Garder des dossiers indéfiniment est une mauvaise idée et augmente les risques de fuite de données. Pour les candidats que vous ne retenez pas, la bonne pratique est de conserver leur demande pendant environ 6 à 12 mois. Ce délai vous permet de répondre à d'éventuelles questions ou plaintes. Ensuite, il faut détruire ces documents de façon sécuritaire : déchiqueteuse pour le papier, suppression permanente pour le numérique. Pour le locataire choisi, ses informations rejoignent son dossier locatif, qui sera conservé pendant toute la durée du bail et pour la période requise par la loi après son départ.

Pensez plus loin : les services d'enquête pour minimiser les risques

Un bon processus de sélection ne s'arrête pas une fois le bail signé. Il faut voir plus loin et adopter une approche proactive pour gérer les risques qui pourraient survenir. C'est là qu'en intégrant des services d'enquête professionnels dès le départ, votre demande de location devient un véritable bouclier.

Ces services ne se limitent pas à une simple vérification de crédit. Ils vous donnent les moyens de valider en profondeur les informations que le candidat vous a fournies, ajoutant une couche de sécurité indispensable à votre prise de décision.

Imaginez une situation classique : un candidat vous montre des talons de paie qui ont l'air tout à fait en règle et vous donne une ancienne adresse. Sans aller plus loin, vous pourriez être tenté de prendre ces informations pour argent comptant. La réalité, malheureusement, est parfois bien différente.

Valider avant de s'engager : votre meilleure assurance

Les services de pré-location vous permettent de confirmer des détails cruciaux qu'un rapport de crédit standard ne montre tout simplement pas. Ces vérifications sont des outils puissants.

  • La confirmation bancaire : Ce service tout simple permet de valider qu'un compte bancaire existe bel et bien et qu'il appartient au candidat. C'est une excellente façon de s'assurer qu'il possède un compte actif au Canada, ce qui est quand même la base pour encaisser les loyers.
  • La vérification d'adresse : Ici, on confirme que le candidat a réellement habité aux adresses qu'il a listées. Ça aide à repérer les incohérences et à se faire une idée de sa stabilité.
  • La confirmation d'emploi : On ne parle pas juste d'un appel rapide. Des services spécialisés peuvent vérifier si l'employeur est légitime et si le poste du candidat est bien réel, ce qui réduit considérablement le risque de se faire avoir par de faux documents.

En repérant un candidat à haut risque avant qu'il ne signe quoi que ce soit, vous réduisez drastiquement la probabilité de devoir un jour vous lancer dans des procédures de recouvrement. C'est un petit investissement qui peut vous sauver de mois de loyers non payés et de frais juridiques importants.

En affaires, il vaut toujours mieux prévenir que guérir. Chaque dollar que vous mettez dans une vérification sérieuse au début peut vous en faire économiser des centaines, voire des milliers, en frais de recouvrement et en manque à gagner.

Au bout du compte, le but est de bâtir une relation de confiance avec votre locataire. Quand toutes les informations d'une demande de location sont vérifiées et confirmées par des experts, vous pouvez signer votre bail l'esprit beaucoup plus tranquille. Vous savez que votre décision est basée non seulement sur ce que le candidat a dit, mais surtout sur des faits concrets et vérifiables. Il arrive parfois qu'un ancien locataire quitte sans laisser sa nouvelle adresse, rendant toute démarche de recouvrement très compliquée. Pour mieux comprendre comment retrouver une personne, jetez un œil à notre article sur le service de recherche d'adresse (skip tracing).

Décoder le contexte économique du marché locatif québécois

Le marché locatif, c'est un peu comme la météo : il change constamment. Pour bien évaluer les risques liés à une demande de location, il faut d'abord comprendre le temps qu'il fait dehors. Et en ce moment, au Québec, le climat est assez tendu pour les locataires, ce qui a un impact direct sur la protection de vos revenus.

La situation est simple : les loyers grimpent en flèche et il n'y a tout simplement pas assez de logements pour tout le monde. Cette double pression pèse lourd sur le portefeuille des ménages et, par conséquent, sur votre capacité à percevoir vos loyers à temps.

La pression d'un marché tendu

Même si on a vu le taux d'inoccupation remonter un peu dernièrement, il reste bien en dessous du seuil d'équilibre. La demande de location au Québec n'a jamais été aussi forte. Prenons l'exemple de la Ville de Québec : le loyer moyen y est passé de 1 121 $ à 1 232 $ l'an dernier, une hausse de 6,7 %. Et bien que le taux d'inoccupation soit passé de 0,8 % à 2,2 %, on est encore loin du seuil critique de 3 %. Pour une agence de recouvrement comme la nôtre, chez Primat, cette réalité se traduit concrètement par une augmentation des retards de paiement, des bris de bail et des jugements à faire exécuter. Pour vous faire une meilleure idée, jetez un œil aux données complètes sur les dynamiques du marché de l'habitation à Québec.

Ce qu'il faut retenir, c'est que de plus en plus de locataires consacrent une part démesurée de leurs revenus à leur loyer. Leur coussin de sécurité en cas de coup dur – une perte d'emploi, une réparation de voiture imprévue – est donc beaucoup plus mince.

Malgré le boom de la construction, la demande est si forte que les prix continuent de grimper. C'est un cercle vicieux qui affecte directement la capacité de payer de vos locataires potentiels.

Pourquoi un processus rigoureux est absolument crucial

Quand les logements se louent en un clin d'œil, la tentation est grande de sauter des étapes pour signer un bail le plus vite possible. C'est une erreur. En fait, vous devriez faire tout le contraire. La forte demande est une occasion en or pour être plus sélectif, pas moins prudent.

Un processus de sélection bien ficelé devient votre meilleure police d'assurance. Chaque demande de location n'est pas une simple formalité; c'est une véritable enquête pour sonder la stabilité et la fiabilité d'un candidat.

Dans un climat économique tendu, bien filtrer les candidatures n'est pas un luxe, c'est un avantage concurrentiel. Ignorer les signaux d'alerte pour combler un logement rapidement peut vous coûter une fortune en frais de recouvrement et en mois de loyers impayés.

Cette analyse économique vous aide à comprendre pourquoi une simple vérification de crédit ne suffit plus. Vous devez avoir une vision à 360 degrés de chaque personne qui souhaite louer chez vous.

  • La stabilité de l'emploi : Un gros salaire, c'est bien. Un emploi stable occupé depuis plusieurs années, c'est encore mieux.
  • L'historique locatif : Des références en béton d'anciens propriétaires sont l'un des meilleurs indicateurs de la fiabilité d'un locataire.
  • La santé financière globale : Il ne suffit pas de regarder la cote de crédit. Il faut creuser pour voir s'il y a des signes de surendettement ou une mauvaise gestion financière.

Au final, comprendre ce contexte vous permet de justifier chaque étape de votre processus de vérification. Vous ne le faites pas pour compliquer les choses, mais bien pour bâtir une relation locative saine et durable, qui sera gagnante pour tout le monde.

Votre processus de location peut devenir votre meilleur atout

La demande de location n'est pas juste un formulaire à remplir. C'est votre première ligne de défense, un outil qui protège concrètement vos investissements, assure des revenus stables et vous évite bien des soucis. Pour que ça fonctionne, il faut s'appuyer sur des bases solides : un bon formulaire, des vérifications rigoureuses et une gestion impeccable des informations recueillies.

Le marché actuel rend cette approche encore plus essentielle. Rien que l'an dernier au Québec, la construction résidentielle a grimpé de 26 %, une croissance surtout tirée par les nouveaux logements locatifs (+35 %). Vous pouvez d'ailleurs jeter un œil aux analyses économiques du marché de l'habitation pour voir l'ampleur du phénomène.

Plus de logements, ça veut dire plus de baux, plus de locataires qui vont et viennent et, forcément, plus de comptes à suivre.

Chaque nouvelle demande de location est une chance d'éviter un futur casse-tête de recouvrement. C’est vraiment là que tout se joue.

Chez Primat, on intervient dès cette étape clé. Nos services d'enquête vous donnent les moyens de bien filtrer les candidats, de confirmer ce qu'ils vous disent et de repérer les signaux d'alarme avant même de signer quoi que ce soit. Le but, c'est de vous laisser vous concentrer sur ce qui compte vraiment : faire grandir votre entreprise en toute tranquillité.

Quelques questions fréquentes sur la demande de location

Se lancer dans la gestion locative amène son lot de questions, surtout quand on touche aux formulaires de demande. Pour vous aider à y voir plus clair, voici quelques réponses directes, basées sur les lois canadiennes et les meilleures pratiques du métier.

Peut-on vraiment demander le numéro d'assurance sociale (NAS)?

La réponse courte? Non. C'est même une pratique à éviter à tout prix.

Le NAS est une donnée ultra-sensible. Pour faire une vérification de crédit, vous avez seulement besoin du nom complet, de la date de naissance et de l'adresse actuelle du candidat. Insister pour obtenir le NAS, c'est s'exposer inutilement à des plaintes auprès des commissions de protection de la vie privée. Mieux vaut ne pas prendre ce risque.

Que faire des demandes des candidats refusés?

Une fois votre choix fait, que faire de la pile de demandes des autres candidats? La loi est claire : vous ne devez conserver les renseignements personnels que le temps nécessaire.

Une bonne règle du pouce est de garder ces dossiers entre 6 et 12 mois. Ce délai vous offre une protection si jamais un candidat déçu déposait une plainte pour discrimination. Une fois ce temps écoulé, assurez-vous de détruire ces documents de façon sécuritaire. On parle ici de passer les formulaires papier à la déchiqueteuse, pas juste de les mettre au recyclage.

Un candidat qui refuse de consentir à une enquête de crédit vous envoie un signal d'alarme important. Puisque son consentement est obligatoire, vous êtes en droit de mettre fin au processus de sélection. Documentez simplement son refus dans vos notes et passez au prochain dossier.

Le dépôt avec la demande, c'est légal?

Ah, la fameuse question du dépôt! La réponse varie énormément d'une province à l'autre. C'est un point crucial à vérifier.

  • Au Québec, demander un dépôt de garantie est tout simplement illégal. Vous pouvez par contre demander le premier mois de loyer au moment de la signature du bail.
  • En Ontario, un dépôt équivalent à un mois de loyer est tout à fait légal et courant.
  • En Colombie-Britannique, la loi autorise un dépôt de sécurité qui ne peut pas dépasser un demi-mois de loyer.

Avant de demander quoi que ce soit, prenez le temps de vérifier la loi qui s'applique chez vous. C'est la base pour éviter les ennuis. Pour d'autres réponses, notre FAQ complète sur nos services est là pour vous.


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