Une enquête prélocation, c'est bien plus qu'une simple formalité. C'est un processus de vérification complet qui permet de valider le profil d'un candidat locataire : sa capacité de payer, ses habitudes passées comme locataire et ses références. Pour tout propriétaire au Canada, c'est une étape incontournable pour protéger son investissement et s'éviter bien des maux de tête, comme les loyers en retard ou les conflits qui s'éternisent.
L'enquête prélocation : votre meilleure alliée
Quand on se lance dans la location, surtout au Québec en ce moment, on se rend vite compte que choisir un locataire n'est pas qu'une poignée de main. C'est une décision d'affaires qui a un impact direct et majeur sur la rentabilité de votre immeuble.

Un marché locatif qui ne pardonne pas
La crise du logement au Québec n'est pas un mythe. Les taux d'inoccupation sont au plus bas, ce qui met une pression énorme sur le marché. La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a sonné l'alarme : dans la plupart des grandes villes québécoises, le taux d'inoccupation est bien en dessous de 3 %, le seuil considéré comme étant équilibré. Pour bien saisir l'ampleur du phénomène, je vous invite à lire l'analyse complète de la situation au Québec.
Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour vous? Chaque fois que vous publiez une annonce, attendez-vous à recevoir une montagne de candidatures. Dans ce contexte, l'enquête prélocation n'est plus un luxe, mais une pure nécessité. C'est le seul outil qui vous permet de faire le tri efficacement et de repérer les perles rares.
De l'incertitude à la sérénité
L'objectif d'une enquête bien menée est simple : vous blinder contre les problèmes les plus fréquents et les plus chers en gestion immobilière.
- Bloquer les loyers impayés : C'est le cauchemar de tout propriétaire. Une vérification de crédit sérieuse vous donne un portrait juste et actuel de la capacité d'un candidat à payer son loyer, mois après mois.
- Éviter les batailles juridiques : Un mauvais locataire est souvent synonyme de démarches interminables au Tribunal administratif du logement (TAL), de frais d'avocat et d'un niveau de stress que personne ne souhaite.
- Préserver votre bien immobilier : Appeler les anciens propriétaires est une mine d'or d'informations. Vous saurez comment le candidat se comporte et s'il a pris soin de ses logements précédents.
- Garantir la paix dans l'immeuble : De bonnes références vous aident à vous assurer que le nouveau venu respectera ses voisins et les règles de vie de l'immeuble.
Bref, l'enquête prélocation est un petit investissement en temps (et parfois en argent) qui rapporte gros. Elle sécurise vos revenus, protège la valeur de votre bien et pose les bases d'une relation locataire-propriétaire saine et respectueuse.
Les piliers d'une bonne vérification de locataire
Pour brosser un portrait juste et complet de vos candidats, il faut s'appuyer sur plusieurs piliers. Laissez de côté l'approche superficielle; chaque information est une pièce du casse-tête qui vous aidera à prendre la meilleure décision pour votre investissement immobilier.

Une enquête prélocation sérieuse commence toujours par la base : vous assurer que vous parlez bien à la bonne personne. Cette première étape est cruciale pour déjouer les fraudes et les usurpations d'identité, un problème malheureusement de plus en plus fréquent.
Demandez une pièce d'identité avec photo émise par le gouvernement, comme un permis de conduire ou une carte d'assurance maladie. Attention, au Québec, vous pouvez la demander pour vérifier l'identité, mais il est interdit de la photocopier ou de noter le numéro. Prenez le temps de comparer la photo et le nom avec les informations remplies sur le formulaire de demande.
Analyser la solvabilité au-delà du score de crédit
La solvabilité, c'est le nerf de la guerre. Mais il ne s'agit pas seulement de jeter un œil au score de crédit. Il faut creuser pour comprendre la situation financière globale du candidat. Un bon score, c'est bien, mais ça ne dit pas tout.
Pour une évaluation complète, demandez des preuves tangibles :
- Talons de paie récents : Ils confirment l'emploi et le revenu brut du candidat. C'est du concret.
- Avis de cotisation : Ce document de l'Agence du revenu du Canada (ARC) valide le revenu annuel déclaré de l'année précédente.
- Lettre d'emploi : Elle peut confirmer la stabilité du poste, l'ancienneté et le salaire.
Ces pièces vous permettent de calculer le ratio d'endettement et de voir si le loyer pèse trop lourd dans son budget. La règle d'or, c'est que le loyer ne devrait idéalement pas dépasser 30 % à 35 % du revenu brut mensuel. Pour aller plus loin sur ce sujet, notre guide sur l'analyse de la solvabilité d'un candidat vous donnera toutes les clés.
Un candidat avec un excellent revenu, mais un historique de paiements en retard peut être plus risqué qu'un autre au revenu modeste, mais qui gère ses finances de manière impeccable.
L'historique locatif : une mine d'or d'informations
Appeler les anciens propriétaires est sans doute l'une des étapes les plus révélatrices de votre enquête prélocation. C'est là que vous sortez des chiffres pour entrer dans le concret du comportement d'un locataire.
Préparez-vous une petite liste de questions pour ne rien oublier. Ne vous contentez pas d'un simple "était-ce un bon locataire?".
Soyez plus précis :
- Le loyer a-t-il toujours été payé à temps?
- Comment le logement a-t-il été entretenu?
- Y a-t-il eu des plaintes du voisinage?
- Le bail a-t-il été respecté (animaux, interdiction de fumer, etc.)?
Cet échange vous donnera un aperçu précieux de la fiabilité et du sérieux de la personne qui veut louer votre bien.
Valider les références pour compléter le portrait
Les références professionnelles et personnelles viennent boucler la boucle. Un superviseur direct, par exemple, peut confirmer la stabilité de l'emploi et le sérieux du candidat. Dans cette démarche, la vérification de numéros de téléphone est une petite étape qui peut faire une grande différence pour s'assurer que vous parlez bien aux bonnes personnes.
Le tableau suivant résume les vérifications essentielles à ne pas oublier.
Tableau récapitulatif des vérifications essentielles
Ce tableau synthétise les vérifications clés, les documents requis et les objectifs de chaque étape de l'enquête prélocation.
| Type de vérification | Documents à demander | Objectif principal |
|---|---|---|
| Identité | Pièce d'identité gouvernementale avec photo (permis de conduire, etc.) | Confirmer que le candidat est bien celui qu'il prétend être. |
| Solvabilité | Talons de paie, avis de cotisation, lettre d'emploi, rapport de crédit | Évaluer la capacité du candidat à payer le loyer de façon constante. |
| Antécédents locatifs | Coordonnées des anciens propriétaires | Comprendre le comportement passé du candidat en tant que locataire. |
| Références | Coordonnées de l'employeur ou de références personnelles | Valider la stabilité professionnelle et la fiabilité générale du candidat. |
En suivant ces étapes méthodiquement, vous mettez toutes les chances de votre côté pour trouver le bon locataire et établir une relation locative saine et durable. Chaque vérification est un pas de plus vers la tranquillité d'esprit.
Les règles du jeu : mener votre enquête dans le respect de la loi
Mener une enquête de prélocation sans bien connaître les règles peut vite se transformer en casse-tête juridique. Pensez à cette section comme votre guide pour naviguer ce processus en toute confiance et, surtout, en toute légalité. La règle d'or, celle qui est absolument non négociable, c'est d'obtenir le consentement écrit du candidat.
Sans un formulaire daté et signé de sa main, vous n'avez légalement pas le droit de fouiller dans son passé, que ce soit pour son crédit, ses références ou son historique de location. Ce papier est votre preuve que le candidat vous donne le feu vert pour recueillir ses infos personnelles, mais uniquement dans le but d'évaluer sa candidature pour votre logement.
Le consentement : la pierre angulaire de votre démarche
On ne parle pas ici d'une simple poignée de main ou d'un accord verbal. Le consentement doit être limpide et précis. Un bon formulaire va bien au-delà d'une simple autorisation générale; il doit détailler exactement le type de vérifications que vous prévoyez faire.
Par exemple, le formulaire devrait clairement indiquer que le candidat autorise :
- Une vérification de son dossier de crédit auprès d'une agence comme Equifax ou TransUnion.
- Un contact avec ses anciens propriétaires pour discuter de son parcours de locataire.
- Une confirmation de son emploi et de son salaire auprès de son employeur actuel.
- Une recherche dans les dossiers publics du Tribunal administratif du logement (TAL) au Québec, si applicable.
Un consentement bien ficelé vous protège légalement et montre au candidat que vous êtes un propriétaire sérieux qui respecte la confidentialité. C’est la meilleure façon de bâtir une relation de confiance dès le départ.
Les lignes à ne pas franchir pour éviter la discrimination
Au Canada, et particulièrement au Québec avec la Charte des droits et libertés de la personne, la loi ne laisse aucune place à l'interprétation : il est formellement interdit de refuser un locataire pour des motifs discriminatoires. Une enquête de prélocation doit se concentrer sur une seule chose : la capacité du candidat à payer son loyer et à être un bon voisin. C'est tout.
Les motifs de discrimination à éviter absolument incluent :
- L'origine ethnique ou la couleur de la peau.
- Le sexe, l'identité ou l'expression de genre.
- La grossesse ou la situation familiale (célibataire, en couple, etc.).
- L'âge (sauf pour des cas très précis, comme les résidences pour aînés).
- La religion ou les opinions politiques.
- La langue parlée.
- La condition sociale (par exemple, si la personne reçoit de l'aide sociale).
- Un handicap, quel qu'il soit.
Poser des questions sur ces sujets n'est pas seulement déplacé, c'est illégal et ça peut vous attirer de sérieux ennuis.
Le but de l'enquête n'est pas de porter un jugement sur le style de vie d'un candidat. L'objectif est d'évaluer, de façon purement objective, s'il sera un locataire fiable. Chaque question que vous posez doit avoir un lien direct et nécessaire avec le bail.
Questions permises et questions à proscrire
La façon de formuler vos questions est cruciale. La nuance peut sembler mince, mais elle fait toute la différence entre une démarche légale et une démarche discriminatoire.
Voici quelques exemples concrets pour vous aider à y voir plus clair :
Tableau comparatif : Les bonnes et les mauvaises questions
| Thème | La bonne question (légale) | La question à éviter (discriminatoire) |
|---|---|---|
| Revenu | « Pouvez-vous fournir une preuve de revenu pour confirmer votre capacité à payer un loyer de 1 500 $ par mois? » | « Recevez-vous de l'aide sociale? » |
| Occupation | « Combien de personnes vivront dans le logement? » | « Êtes-vous marié? Avez-vous l'intention d'avoir des enfants? » |
| Nationalité | « Avez-vous le statut légal pour résider au Canada pendant toute la durée du bail? » | « De quel pays venez-vous? » |
| Âge | « Avez-vous 18 ans ou plus? » | « Quel âge avez-vous? » |
En vous en tenant à des questions factuelles, directement liées aux obligations du bail, vous obtenez les informations dont vous avez besoin pour prendre une bonne décision, tout en restant parfaitement dans les clous de la loi canadienne.
Comment repérer les signaux d'alerte chez un candidat
Vous avez rassemblé tous les documents et les références sont prêtes. C'est maintenant que le vrai travail d'analyse commence. Savoir lire entre les lignes est une compétence qui s'acquiert avec l'expérience, mais elle est cruciale lors d'une enquête prélocation. C'est à cette étape que vous transformez une pile de papiers en une décision éclairée, en apprenant à identifier les petits détails qui devraient attirer votre attention.
La pression sur le marché locatif est palpable. Avec une population qui frôle les 9 millions au Québec, la compétition pour chaque logement est féroce. Dans un tel contexte, certains candidats peuvent être tentés d'embellir la vérité ou de cacher des informations pour mettre toutes les chances de leur côté. Votre vigilance est donc plus importante que jamais. Pour avoir une meilleure idée des défis actuels du marché locatif québécois, cet article est très éclairant.
Les incohérences et les informations floues
Le premier signal d'alarme, c'est souvent le manque de cohérence. Le nom sur le relevé de paie est-il légèrement différent de celui sur la pièce d'identité? Le candidat semble-t-il réticent à vous donner les coordonnées de son propriétaire actuel, vous proposant plutôt celles d'un propriétaire d'il y a plusieurs années?
Ce sont ces petits détails qui doivent vous faire tiquer. Des informations contradictoires ou des réponses vagues ne sont pas forcément le signe d'une mauvaise intention, mais elles méritent que vous posiez quelques questions supplémentaires pour éclaircir la situation.
Un autre point à surveiller est le refus de fournir certains documents. Si un candidat refuse la vérification de crédit sans donner de raison valable ou s'il est incapable de prouver ses revenus, cela devrait immédiatement soulever un doute.
Lire au-delà des chiffres : l'historique financier et locatif
Un mauvais pointage de crédit n'est pas automatiquement un motif de refus. C'est là que votre jugement entre en jeu. Une faillite personnelle qui remonte à plusieurs années, suivie d'un rétablissement financier stable, n'a rien à voir avec un historique récent de paiements systématiquement en retard.
L'objectif n'est pas de dénicher le candidat parfait, mais bien d'évaluer le niveau de risque de manière réaliste. Un faible pointage de crédit, s'il est expliqué par un événement passé et résolu, peut être tout à fait acceptable si les revenus actuels sont stables et suffisants.
De la même manière, un dossier au Tribunal administratif du logement (TAL) n'est pas toujours éliminatoire. Prenez le temps de consulter les jugements pour bien comprendre la nature du litige. Il y a un monde de différence entre un locataire évincé pour non-paiement de loyer et un conflit mineur au sujet de réparations. Si vous tombez sur des jugements qui n'ont pas été réglés, sachez qu'il existe des solutions. Pour mieux comprendre cette démarche, n'hésitez pas à consulter notre page sur la gestion des jugements non exécutés.
Voici quelques signaux d'alerte fréquents à garder à l'œil :
- Des informations contradictoires entre le formulaire de demande et les documents fournis.
- Une pression excessive pour signer le bail rapidement, sans vous laisser le temps de faire vos vérifications.
- Des références vagues ou qui sonnent un peu trop parfaites, comme si la personne récitait un texte appris par cœur.
- Un historique de crédit qui montre plusieurs comptes envoyés en recouvrement ou des retards de paiement fréquents et récents.
En affinant votre capacité à analyser ces signaux, vous passerez d'une évaluation basée sur une simple impression à une décision solide, appuyée par des faits.
Enquête prélocation : le faire soi-même ou déléguer?
Une fois que vous avez rassemblé les informations et repéré les potentiels signaux d'alerte, une question se pose : comment intégrer concrètement cette enquête dans votre routine de gestionnaire? Deux chemins s'offrent à vous. Le premier est de tout prendre en charge vous-même, ce qui vous donne un contrôle total. Le second est de confier cette tâche, qui est après tout assez délicate, à des experts.
Chaque option a ses avantages. Le bon choix dépendra vraiment de vos ressources, du temps que vous pouvez y consacrer et de votre aisance avec les aspects légaux et administratifs. Regardons ensemble ces deux approches pour voir laquelle protégera le mieux votre investissement.
L’approche autonome : pour un contrôle maximal
Gérer vous-même votre enquête prélocation est tout à fait faisable, surtout si vous n'avez qu'un ou deux logements à votre actif. Cette méthode vous donne un contrôle direct on chaque étape du processus et vous permet de vous faire votre propre idée de chaque candidat.
Pour bien vous organiser, voici un petit plan d'action :
- Créez un formulaire de demande standard. Il doit être identique pour tout le monde afin de rester équitable. Assurez-vous d'y inclure toutes les informations nécessaires, et surtout, le consentement écrit du candidat. C’est non négociable.
- Établissez une liste de vérifications (votre checklist). Pour ne rien oublier : vérification de crédit, appel aux références, consultation des dossiers au Tribunal administratif du logement (TAL), etc.
- Développez un système de notation objectif. Attribuez des points pour des critères précis comme la stabilité de l'emploi, le ratio revenu/loyer ou la qualité des références. Ça vous aidera à comparer les dossiers sur des bases factuelles et à éviter toute discrimination.
Cette infographie résume bien les trois principaux signaux d'alerte à surveiller pendant votre enquête.

Ce visuel est un bon rappel : la vigilance est votre meilleure alliée. Des informations qui ne concordent pas, un historique de paiements en retard ou des références qui semblent évasives sont des drapeaux rouges à ne jamais ignorer.
Déléguer : pour la paix d'esprit et l'efficacité
Si vous manquez de temps ou que la complexité de l'enquête vous semble décourageante, l'externalisation est bien plus qu'une simple solution de facilité. C'est un véritable investissement stratégique pour la sécurité de votre bien.
Confier votre enquête prélocation à une agence spécialisée, c'est un peu comme s'acheter de la tranquillité d'esprit. Vous avez la garantie que chaque vérification est menée de manière professionnelle, approfondie et en parfaite conformité avec la loi.
Les avantages sont très concrets :
- Accès à des outils professionnels : Les agences ont des abonnements à des bases de données de crédit et des registres judiciaires qui sont souvent inaccessibles ou beaucoup trop chers pour un propriétaire seul.
- Objectivité et impartialité : Une firme externe évalue les dossiers sans biais affectif, en se basant uniquement sur des faits vérifiables. C'est une protection de plus contre les risques de discrimination.
- Gain de temps considérable : Ce qui peut vous prendre plusieurs jours en le faisant seul est souvent réglé en 24 à 48 heures par des professionnels.
Peu importe l'option que vous choisissez, l'optimisation de vos processus est la clé. Des solutions comme l'automatisation des processus de vérification de locataire peuvent vraiment améliorer votre efficacité. Et si jamais un ancien locataire disparaît en vous laissant une dette, sachez que des services spécialisés existent. Pour mieux comprendre comment ça fonctionne, jetez un œil au service de repérage de débiteurs, une solution pour retrouver des personnes et récupérer les sommes qui vous sont dues.
On répond à vos questions sur l'enquête prélocation
Quand on se lance dans la gestion locative, l'enquête prélocation amène son lot de questions. C'est tout à fait normal. Démystifions ensemble les points les plus courants pour que vous puissiez aborder cette étape en toute confiance, bien ancré dans le cadre légal, surtout au Québec.
Au Québec, est-ce que je peux demander un dépôt de garantie?
La réponse est simple et directe : non. La loi québécoise est formelle sur ce point. Il est strictement interdit pour un propriétaire d'exiger un dépôt de garantie, peu importe comment vous l'appelez : dépôt pour les clés, dépôt contre les dommages, etc.
Le seul montant que vous avez le droit de percevoir avant l'emménagement est le premier mois de loyer. Toute autre demande d'argent est illégale et pourrait vous valoir des soucis au Tribunal administratif du logement (TAL).
Combien de temps ça prend, une enquête complète?
La durée varie beaucoup selon qui s'en occupe.
Si vous vous y lancez vous-même, il faut généralement compter entre 2 et 5 jours ouvrables. Le temps que le candidat vous donne tous ses papiers, que ses références vous rappellent, que son employeur confirme… ça peut s'étirer.
En passant par une agence spécialisée comme Primat, c'est une autre histoire. On a les outils et les accès directs qu'il faut. Résultat : l'enquête est souvent bouclée en 24 à 48 heures seulement.
Et si un candidat refuse la vérification de crédit?
C'est un point crucial : sans son consentement écrit, impossible de vérifier son dossier de crédit. C'est la loi.
Un refus n'est pas forcément un aveu de mauvaise situation financière, mais c'est un drapeau rouge à ne pas ignorer. Sans cette information, comment évaluer sérieusement le risque de non-paiement? Vous êtes donc tout à fait en droit d'écarter sa candidature pour cette raison.
Mon expérience me dit qu'un bon locataire, qui n'a rien à se reprocher, joue cartes sur table. Un refus net et sans explication valable devrait vous mettre sur vos gardes.
Ai-je le droit de refuser un locataire avec des enfants ou des animaux?
On touche ici à un sujet délicat : la discrimination. Au Québec, refuser un candidat parce qu'il a des enfants est illégal. C'est un motif de discrimination clairement interdit par la Charte des droits et libertés de la personne.
Pour les animaux, c'est un peu différent. En tant que propriétaire, vous pouvez tout à fait inclure une clause dans le bail qui interdit les animaux de compagnie. Si cette clause existe pour votre logement, vous pouvez refuser un candidat avec un animal. Il y a une seule exception : un animal d'assistance certifié, qui doit toujours être accepté.
Bien choisir son locataire, c'est la base d'une gestion immobilière sans tracas. Pour une enquête prélocation rapide, complète et qui respecte les règles, l'expertise de Primat est votre meilleur atout. On vous aide à protéger votre investissement en trouvant la perle rare. Découvrez nos services pour propriétaires sur Primat.ca.



